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Contexte et justification

Les maladies non transmissibles (MNT) représentent aujourd'hui un fardeau sanitaire, social et économique mondial, touchant particulièrement les pays en développement. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les MNT sont responsables de 74 % des décès dans le monde, et environ 77 % de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les principales MNT comprennent les maladies cardiovasculaires, les cancers, les maladies respiratoires chroniques et le diabète, des pathologies souvent liées à des facteurs de risque modifiables tels que le tabagisme, la consommation nocive d'alcool, la mauvaise alimentation et la sédentarité.

Au Burkina Faso, les MNT gagnent rapidement en importance dans un contexte où l’épidémiologie transitionnelle coexiste avec un lourd fardeau des maladies infectieuses. Selon l’annuaire statistique de santé (2023) du ministère de la Santé, les MNT sont responsables de près de 36 % des décès enregistrés dans le pays. Les maladies cardiovasculaires, le diabète et les cancers figurent parmi les causes principales, exacerbées par l’urbanisation rapide, le vieillissement de la population et des changements dans les modes de vie.

Depuis plusieurs années, le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire majeure due à l'insécurité liée aux groupes armés. Cette situation a entraîné : un afflux massif de populations déplacées internes vivant dans des conditions précaires ; une pression accrue sur les infrastructures sanitaires, souvent déjà insuffisantes ; une difficulté d'accès aux soins pour les populations affectées par la fermeture ou la dégradation des centres de santé dans les zones de conflit. Dans ce contexte, les MNT, souvent négligées dans les situations de crise humanitaire, deviennent encore plus complexes à gérer. Le manque de médicaments, le suivi médical insuffisant et l'absence de programmes spécifiques de prévention ou d'éducation contribuent à aggraver leur fardeau.

La santé communautaire, qui constitue une stratégie clé pour rapprocher les soins des populations, est encore sous-utilisée pour les MNT au Burkina Faso. En période de crise, le renforcement des interventions communautaires pourrait toutefois s’avérer crucial pour la prévention, le dépistage précoce et le suivi des MNT.

Par ailleurs, la communication et l’éducation en santé demeurent insuffisamment exploitées pour sensibiliser les populations sur les facteurs de risque modifiables, tels que l’alimentation et le tabagisme. Une meilleure communication pourrait transformer les comportements individuels et collectifs face aux MNT.

La tenue de ce congrès s’inscrit dans les priorités du Plan national de développement sanitaire (PNDS) du Burkina Faso, qui met l’accent sur :

  • La lutte contre les MNT.
  • La résilience des systèmes de santé dans les contextes fragiles.
  • L’amélioration de l’accès aux soins pour les populations vulnérables.

Elle répond également aux objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, notamment l’ODD 3 (santé et bien-être) et l’ODD 10 (réduction des inégalités).

Dans ce contexte, le congrès de la SOBUSAP 2025 se veut un cadre d’échanges, de réflexion et de proposition de solutions innovantes pour renforcer les capacités des systèmes de santé dans la gestion des MNT, particulièrement dans un contexte de crise sécuritaire. Ce congrès est d’une importance capitale pour :

  • Mettre en lumière l’impact des crises humanitaires sur les MNT ;
  • Partager les expériences et bonnes pratiques issues d'autres pays africains confrontés à des défis similaires ;
  • Renforcer les collaborations entre les acteurs de la santé publique, les décideurs, et les partenaires techniques et financiers ;
  • Formuler des recommandations concrètes pour une meilleure intégration des approches communautaires et de communication dans la riposte aux MNT.

 

Objectifs du congrès

De façon générale, il s’agira de faciliter une réflexion collective et une animation scientifique rassemblant l’ensemble des chercheurs, enseignants, professionnels de santé et acteurs de santé publique afin de contribuer à l’élaboration de stratégies adaptées pour améliorer la gestion des MNT dans le contexte spécifique du Burkina Faso et d'autres pays africains confrontés à des crises sécuritaires.

Plus spécifiquement, il s’agira de :

  • Évaluer l’impact du contexte sécuritaire sur la prise en charge des MNT ;
  • Analyser le rôle de la santé communautaire dans la prévention et la gestion des MNT en période de crise sécuritaire ;
  • Explorer les opportunités offertes par l’éducation et la communication pour renforcer la lutte contre les MNT ;
  • Proposer des solutions innovantes pour un système de santé résilient face aux MNT dans un contexte de crise

Contexte et justification

Les maladies non transmissibles (MNT) représentent aujourd'hui un fardeau sanitaire, social et économique mondial, touchant particulièrement les pays en développement. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les MNT sont responsables de 74 % des décès dans le monde, et environ 77 % de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les principales MNT comprennent les maladies cardiovasculaires, les cancers, les maladies respiratoires chroniques et le diabète, des pathologies souvent liées à des facteurs de risque modifiables tels que le tabagisme, la consommation nocive d'alcool, la mauvaise alimentation et la sédentarité.

Au Burkina Faso, les MNT gagnent rapidement en importance dans un contexte où l’épidémiologie transitionnelle coexiste avec un lourd fardeau des maladies infectieuses. Selon l’annuaire statistique de santé (2023) du ministère de la Santé, les MNT sont responsables de près de 36 % des décès enregistrés dans le pays. Les maladies cardiovasculaires, le diabète et les cancers figurent parmi les causes principales, exacerbées par l’urbanisation rapide, le vieillissement de la population et des changements dans les modes de vie.

Depuis plusieurs années, le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire majeure due à l'insécurité liée aux groupes armés. Cette situation a entraîné : un afflux massif de populations déplacées internes vivant dans des conditions précaires ; une pression accrue sur les infrastructures sanitaires, souvent déjà insuffisantes ; une difficulté d'accès aux soins pour les populations affectées par la fermeture ou la dégradation des centres de santé dans les zones de conflit. Dans ce contexte, les MNT, souvent négligées dans les situations de crise humanitaire, deviennent encore plus complexes à gérer. Le manque de médicaments, le suivi médical insuffisant et l'absence de programmes spécifiques de prévention ou d'éducation contribuent à aggraver leur fardeau.

La santé communautaire, qui constitue une stratégie clé pour rapprocher les soins des populations, est encore sous-utilisée pour les MNT au Burkina Faso. En période de crise, le renforcement des interventions communautaires pourrait toutefois s’avérer crucial pour la prévention, le dépistage précoce et le suivi des MNT.

Par ailleurs, la communication et l’éducation en santé demeurent insuffisamment exploitées pour sensibiliser les populations sur les facteurs de risque modifiables, tels que l’alimentation et le tabagisme. Une meilleure communication pourrait transformer les comportements individuels et collectifs face aux MNT.

La tenue de ce congrès s’inscrit dans les priorités du Plan national de développement sanitaire (PNDS) du Burkina Faso, qui met l’accent sur :

  • La lutte contre les MNT.
  • La résilience des systèmes de santé dans les contextes fragiles.
  • L’amélioration de l’accès aux soins pour les populations vulnérables.

Elle répond également aux objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, notamment l’ODD 3 (santé et bien-être) et l’ODD 10 (réduction des inégalités).

Dans ce contexte, le congrès de la SOBUSAP 2025 se veut un cadre d’échanges, de réflexion et de proposition de solutions innovantes pour renforcer les capacités des systèmes de santé dans la gestion des MNT, particulièrement dans un contexte de crise sécuritaire. Ce congrès est d’une importance capitale pour :

  • Mettre en lumière l’impact des crises humanitaires sur les MNT ;
  • Partager les expériences et bonnes pratiques issues d'autres pays africains confrontés à des défis similaires ;
  • Renforcer les collaborations entre les acteurs de la santé publique, les décideurs, et les partenaires techniques et financiers ;
  • Formuler des recommandations concrètes pour une meilleure intégration des approches communautaires et de communication dans la riposte aux MNT.

 

Objectifs du congrès

De façon générale, il s’agira de faciliter une réflexion collective et une animation scientifique rassemblant l’ensemble des chercheurs, enseignants, professionnels de santé et acteurs de santé publique afin de contribuer à l’élaboration de stratégies adaptées pour améliorer la gestion des MNT dans le contexte spécifique du Burkina Faso et d'autres pays africains confrontés à des crises sécuritaires.

Plus spécifiquement, il s’agira de :

  • Évaluer l’impact du contexte sécuritaire sur la prise en charge des MNT ;
  • Analyser le rôle de la santé communautaire dans la prévention et la gestion des MNT en période de crise sécuritaire ;
  • Explorer les opportunités offertes par l’éducation et la communication pour renforcer la lutte contre les MNT ;
  • Proposer des solutions innovantes pour un système de santé résilient face aux MNT dans un contexte de crise