Mot du Ministre de la Santé
Patron des 9ès Journées Régionales de Gynécologie-Obstétrique
Les 9ès Journées Régionales de Gynécologie-Obstétrique, dont j’ai accepté le patronage, se tiennent au moment où mon département poursuit avec détermination la lutte contre la
mortalité maternelle et périnatale. Le système de gestion de l’incident, mis en place en juillet 2024, entre dans sa troisième année de fonctionnement et continue d’organiser notre riposte
en vue de l’élimination des décès évitables et de l’atteinte des Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.
Je salue la pertinence du thème retenu : « L’hémorragie du post-partum : enjeux et stratégies de prise en charge ». Elle demeure la première cause de mortalité maternelle dans le monde et dans notre pays, où les travaux de votre société savante lui imputent près de trois décès maternels sur dix. Notre ratio national, estimé à 198 décès pour 100 000 naissances vivantes, a reculé de près d’un tiers en vingt ans ; mais la cible visée est de descendre en
dessous de 70 d’ici 2030. C’est dire l’effort qui reste à accomplir, et pourquoi cette cause mérite une mobilisation particulière : brutale, elle est néanmoins prévisible et traitable avec des moyens qui sont à notre portée.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte exigeant. La crise sécuritaire a eu des conséquences néfastes sur le système de santé, et singulièrement sur la santé maternelle et néonatale, en réduisant dans certaines localités l’accès aux services essentiels ; à la faveur des opérations de reconquête du territoire, trente-huit formations sanitaires ont pu être rouvertes au cours de l’année écoulée. S’y ajoute la persistance de pesanteurs socioculturelles, en particulier les normes fondées sur le sexe, qui demeurent des obstacles pour les mères et leurs nouveau-nés dans leur recours aux soins.
Dans cette lutte noble, mon département bénéficie régulièrement de la contribution des acteurs de terrain que sont les gynécologues-obstétriciens, les sages-femmes et les maïeuticiens, à travers la mise en œuvre des stratégies adoptées : la gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans, les cliniques mobiles et la santé communautaire, ainsi que la surveillance des décès maternels et périnatals et la riposte. L’organisation de journées scientifiques participe pleinement à l’atteinte des objectifs du Plan National de Développement Sanitaire, en ce qu’elle constitue un véritable outil de partage d’expériences et de transfert de compétences.
Je salue tout particulièrement le choix de tenir ces journées à Ziniaré : porter la rencontre scientifique au plus près des équipes de district, là où se joue la survie des mères, est un choix de méthode que j’approuve pleinement. C’est d’ailleurs dans cette même ville que la SOGOB a lancé, en janvier dernier, son plaidoyer en faveur des utérotoniques thermostables ; la continuité de la démarche mérite d’être soulignée.
Les sous-thèmes retenus — santé sexuelle et reproductive, cancers gynécologiques et mammaires, fistules obstétricales et réanimation du nouveau-né — complètent utilement
cette réflexion en embrassant le champ entier de la santé de la femme et de l’enfant.
Je demeure convaincu que ces journées constituent une opportunité à fort impact professionnel. Elles contribueront sans nul doute à améliorer le travail des praticiens et des institutions engagés dans l’accélération des progrès en matière de santé maternelle, néonatale, reproductive et sexuelle. J’attends de vos travaux des recommandations opérationnelles, susceptibles d’être traduites en normes nationales de prise en charge.
Je vous souhaite plein succès à ces 9ès Journées Régionales de Gynécologie-Obstétrique et reste disponible pour la mise en œuvre des recommandations qui seront issues de vos
réflexions.
Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU
Ministre de la Santé
Mot du Représentant Résident de l’UNFPA
Parrain des 9ès Journées Régionales de Gynécologie-Obstétrique
C’est un honneur pour le Fonds des Nations Unies pour la Population d’avoir été associé, en qualité de parrain, aux 9ès Journées Régionales de Gynécologie-Obstétrique. Je remercie
la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina pour cette marque de confiance, et salue respectueusement le Ministre de la Santé, dont le patronage témoigne de l’importance que le Gouvernement attache à ces travaux.
L’UNFPA poursuit dans le monde entier trois résultats que nous appelons transformateurs : zéro décès maternel évitable, zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale, zéro violence basée sur le genre et pratique néfaste à l’égard des femmes et des filles. Le premier d’entre eux est précisément le sujet que la SOGOB a inscrit à son ordre du jour.
L’hémorragie du post-partum demeure en effet la première cause de mortalité maternelle dans le monde : l’Organisation mondiale de la Santé lui impute environ 43 000 décès maternels chaque année. Au Burkina Faso, votre société savante l’estime responsable de près de trois décès maternels sur dix, pour un ratio national de 198 décès pour 100 000 naissances vivantes — en net recul, mais encore loin de la cible de moins de 70 fixée à l’horizon 2030.
Je voudrais insister sur l’adjectif « évitable », car il porte tout le sens de notre mandat. Une femme qui meurt d’une hémorragie du post-partum meurt en quelques heures, parfois en quelques dizaines de minutes, et cette brutalité fait trop souvent conclure à la fatalité. C’est l’inverse qu’il faut en conclure : nous disposons d’interventions dont l’efficacité est établie et dont aucune n’est hors de portée d’un système de santé de district. Ce qui manque n’est presque jamais la connaissance, mais la disponibilité, l’organisation et la rapidité. C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires, dont l’UNFPA, se sont dotés d’une feuille de route mondiale contre l’hémorragie du post-partum à l’horizon 2030.
Au Burkina Faso, notre appui se déploie sur quatre axes qui recoupent directement votre
thème et vos sous-thèmes : la formation des sages-femmes et maïeuticiens, qui sont les premiers à voir saigner une femme et à poser le premier geste ; le renforcement des soins obstétricaux et néonatals d’urgence, y compris en situation humanitaire ; la prévention et la réparation des fistules obstétricales ; et la sécurisation des produits de santé de la
reproduction, dont dépend toute stratégie de prise en charge de l’hémorragie. J’y ajoute la planification familiale : l’espacement des naissances et la correction de l’anémie maternelle
sont les premières lignes de défense, bien avant la salle d’accouchement.
Dans les zones affectées par la crise sécuritaire, les femmes déplacées accouchent elles
aussi, et une hémorragie ne demande pas si la maternité la plus proche est ouverte : y maintenir une offre minimale de soins obstétricaux d’urgence demeure pour nous une
priorité.
Le choix de tenir ces journées à Ziniaré, au plus près des équipes de district, traduit un souci d’équité que nous partageons. Et si l’UNFPA a souhaité parrainer cette édition, c’est parce qu’une société savante peut faire ce que ni un partenaire technique ni une administration ne peuvent faire à sa place : changer la pratique de ses pairs. Un protocole imposé de l’extérieur rencontre des résistances ; un protocole discuté entre confrères entre dans les habitudes.
Je forme le vœu que ces journées débouchent sur un document normatif, et pas seulement sur des actes : l’UNFPA sera à vos côtés pour l’élaborer, le diffuser et en accompagner l’appropriation dans les régions. Plein succès à vos travaux.
M. Yves SASSENRATH
Représentant Résident de l’UNFPA au Burkina Faso
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Mot du Président de la SOGOB C’est avec un réel plaisir que je prends la parole, au nom de la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina, à l’occasion des 9ès Journées Régionales de Gynécologie Obstétrique, qui se tiennent dans la belle ville de Ziniaré. Ces journées constituent un rendez-vous important de notre société savante, un espace privilégié de partage d’expériences, de réflexion collective et de renforcement des compétences au service de la santé de la femme, de la mère et du nouveau-né. |
Le thème retenu cette année, « Hémorragie du post-partum : enjeux et stratégies de prise en charge », traduit la volonté de la SOGOB de rester au plus près des priorités nationales de santé
maternelle. L’hémorragie du post-partum demeure une urgence obstétricale redoutable, mais elle est aussi une cause évitable de décès maternels lorsque les équipes disposent de compétences actualisées, de protocoles adaptés, de produits essentiels disponibles et d’une organisation efficace de la référence et de la réponse aux urgences.
À travers les conférences, les tables rondes, les communications orales, les sessions de posters et les activités communautaires, ces journées offriront l’occasion d’examiner les pratiques, de confronter les expériences et de dégager des recommandations opérationnelles. Les sous-thèmes consacrés à la santé sexuelle et reproductive, aux cancers gynécologiques et mammaires, aux fistules obstétricales et à la réanimation du nouveau-né rappellent l’étendue de notre mission et l’importance d’une approche globale, intégrée et équitable de la santé reproductive. Je voudrais exprimer la reconnaissance de la SOGOB aux autorités sanitaires, administratives, coutumières et religieuses, ainsi qu’à nos partenaires techniques et financiers, pour leur
accompagnement constant. J’adresse également mes remerciements au comité d’organisation, au comité scientifique, aux conférenciers, aux modérateurs, aux rapporteurs, aux auteurs de
communications et à l’ensemble des participants dont l’engagement rend possible la réussite de cette rencontre.
En organisant ces journées à Ziniaré, la SOGOB réaffirme son engagement à rapprocher la réflexion scientifique des réalités de terrain. Nous souhaitons que les échanges qui s’ouvrent ici
puissent contribuer à améliorer la qualité des soins, à renforcer la collaboration interprofessionnelle et à soutenir les efforts nationaux visant la réduction durable de la mortalité maternelle et néonatale.
Je souhaite à toutes et à tous des travaux fructueux, des échanges enrichissants et un plein succès à ces 9ès Journées Régionales de Gynécologie-Obstétrique.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.
Pr Charlemagne OUEDRAOGO
Président de la SOGOB
Mot du Président Scientifique
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Camarades Congressistes, Les journées régionales de gynécologie obstétrique organisées par la SOGOB entre deux congrès, sont des occasions de poursuivre la réflexion pour l’amélioration de la santé de la femme et du nouveau-né. |
Les présentes journées qui constituent la 9è édition, ont pour thème principal « l’hémorragie du post partum : enjeux et stratégies de prise en charge ». A travers ce thème la SOGOB traduit son engagement à réduire significativement la morbidité et la mortalité maternelle, pour l’atteinte des objectifs de développement durable en 2030. Il s’agit donc d’une thématique d’actualité et d’une importance capitale pour notre pays et au-delà pour l’Afrique subsaharienne. Les sous thèmes de ces journées sont tout aussi pertinents car ils permettront de réfléchir sur d’autres problèmes majeurs de la santé de la femme et de l’enfant. Ce sont :
‒ La santé sexuelle et reproductive
‒ Les cancers gynécologiques et mammaires
‒ Les fistules obstétricales
‒ La réanimation du nouveau-né
Je voudrais exprimer mes remerciements à vous tous, congressistes du Burkina Faso et d’ailleurs, venus partager votre savoir et vos expériences. Du fait de votre présence, je ne doute pas que les échanges lors de ces 9ès journées seront très enrichissants et contribueront à identifier les meilleures perspectives pour la santé de la femme et du nouveau-né. Je suis également reconnaissant envers tous les membres du comité d’organisation et du comité scientifique pour les efforts fournis en vue de la réussite de cette manifestation. Honneurs et reconnaissances à nos Maîtres fondateurs de la SOGOB qui ont bâti une solide fondation pour qu’aujourd’hui nous puissions être à la 9è session.
Je formule enfin mes vœux de pleins succès aux travaux de ces 9ès journées de gynécologie obstétrique de Ziniaré.
Bon congrès à toutes et à tous
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons
Pr Ali OUEDRAOGO